Le président américain Donald Trump a annoncé, après un appel avec le président russe Vladimir Poutine, que la Russie fournirait du diesel aux États-Unis et aux marchés mondiaux. Le département du Trésor américain a adopté une dérogation temporaire aux sanctions autorisant notamment la vente et l’importation de diesel russe pour permettre ces transactions. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a protesté, estimant que cette transaction constituait un cadeau injustifié fait au président Poutine.
Cette annonce s’inscrit à la fois dans les efforts visant à faire baisser les prix des carburants aux États-Unis et dans la politique de sanctions contre la Russie. Parallèlement, les divergences entre les États-Unis et l’Ukraine au sujet des attaques ukrainiennes contre les raffineries russes sont apparues publiquement. L’attention se porte donc sur les répercussions que cette mesure sur l’approvisionnement énergétique pourrait avoir sur les relations entre les deux pays et sur leur politique concernant la guerre.
Contexte
Selon Axios, le président Trump a demandé à six reprises à l’Ukraine de cesser ses attaques contre les raffineries russes, sans être entendu. Un responsable de l’administration américaine a déclaré que le président Zelensky interprétait mal la situation et que la poursuite des attaques nuirait aux relations amicales que le président Trump avait bâties avec lui au cours des six derniers mois. Il a également été rapporté que le président Trump avait publiquement demandé l’arrêt des attaques le mois dernier.
L’Ukraine a intensifié ces derniers mois ses attaques contre les raffineries russes, et la Russie a riposté en interdisant les exportations de diesel. Selon l’article, cette situation a accentué les tensions sur un marché international du diesel déjà instable. D’après les données de la Société nationale coréenne du pétrole (한국석유공사), sur la plateforme Opinet (오피넷), le prix international du diesel est passé de 78,34 dollars le baril au cours de la première semaine de janvier 2026 à 170,14 dollars au cours de la première semaine d’octobre. Il a également été rapporté que le prix moyen du diesel aux États-Unis avait augmenté d’environ 70 % depuis le déclenchement de la guerre avec l’Iran, pour atteindre 6,28 dollars le gallon au 9 octobre.
Selon les informations rapportées, le président Zelensky a fait savoir aux États-Unis que l’Ukraine pourrait cesser ses attaques contre les raffineries russes si la Russie mettait fin à ses attaques contre les centrales électriques ukrainiennes. Un responsable de l’administration américaine a, de son côté, expliqué que le président Trump avait demandé l’arrêt des attaques ukrainiennes parce qu’elles contribuaient à la hausse des prix des carburants aux États-Unis. À la lumière des explications des deux parties, la demande de cessation des attaques est liée non seulement à la conduite de la guerre, mais aussi au problème du prix des carburants aux États-Unis.
Ce que cette annonce signifie
Pour les consommateurs américains, l’essentiel est de savoir si le diesel russe sera effectivement livré et si ces livraisons feront baisser les prix. Le président Trump a affirmé que l’augmentation de l’offre ferait rapidement baisser les prix du diesel dans le monde entier, mais ni la livraison effective des volumes annoncés ni une évolution des prix n’ont encore été confirmées. L’annonce d’un accord d’approvisionnement ne permet donc pas, à elle seule, de conclure que la facture de carburant des Américains a diminué.
Pour l’Ukraine, la dérogation américaine aux sanctions peut représenter un coût diplomatique, puisqu’elle permet la vente d’énergie russe. Le président Zelensky a protesté, jugeant la transaction ni équitable ni honnête et estimant qu’elle faisait un cadeau injustifié au président Poutine. Les États-Unis affirment, pour leur part, que les attaques ukrainiennes influent sur les prix des carburants sur leur territoire. Cette situation illustre le risque de conflit entre l’intérêt des États-Unis à stabiliser les prix du diesel et les objectifs de guerre de l’Ukraine.
La hausse des prix internationaux du diesel est également un indicateur à suivre pour les lecteurs coréens. Toutefois, les informations disponibles ne permettent pas de déterminer quel effet la transaction portant sur le diesel russe aura sur les prix réels du diesel en Corée du Sud. Par exemple, même si l’offre internationale augmente, il est difficile d’affirmer que la seule annonce stabilisera les prix si les transactions et les livraisons effectives n’ont pas lieu.
Informations sur les dispositifs et mesures concernés
L’élément essentiel est que le département du Trésor américain a adopté une dérogation temporaire aux sanctions pour permettre cette transaction. Un autre article rapporte que l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) du département du Trésor a délivré une licence générale temporaire autorisant, jusqu’au 6 avril 2027, les transactions comprenant la vente, la livraison et le déchargement de diesel russe, ainsi que son importation aux États-Unis. Les informations disponibles ne permettent toutefois pas de connaître les conditions précises de son application.
Les sanctions sont des mesures qui restreignent les échanges avec certains pays ou certaines transactions. Cette dérogation a été rapportée comme un assouplissement temporaire des sanctions, limité aux transactions portant sur le diesel russe. Il ne faut donc pas l’interpréter comme une levée des sanctions visant l’ensemble des ressources énergétiques russes ni comme un changement permanent de politique.
Différences entre les comptes rendus
Les deux articles évoquent les premiers volumes d’approvisionnement annoncés par le président Trump. Le premier mentionne plus de 300 000 tonnes dans l’immédiat, 500 000 tonnes en novembre, puis 1 million de tonnes peu après. L’autre rapporte également l’annonce du président Trump selon laquelle la Russie fournirait 3 millions de tonnes supplémentaires dans un court délai, ce qui porte le total calculé à 4,8 millions de tonnes.
Les articles ne donnent pas le même niveau de précision sur la date d’expiration de la dérogation aux sanctions. L’un indique seulement qu’il s’agit d’une mesure temporaire, tandis que l’autre précise que les transactions sont autorisées jusqu’au 6 avril 2027. Aucun des deux ne confirme toutefois le calendrier réel des livraisons ni la mise en œuvre effective de celles-ci.
Ce qui est établi et ce qui reste inconnu
Faits établis
- Selon Axios, le président Trump a demandé à six reprises à l’Ukraine de cesser ses attaques contre les raffineries russes, sans être entendu.
- Le prix international du diesel est passé de 78,34 dollars le baril au cours de la première semaine de janvier 2026 à 170,14 dollars au cours de la première semaine d’octobre.
- Le président Trump a annoncé un plan de livraisons échelonnées de diesel russe, et le département du Trésor américain a adopté une dérogation temporaire aux sanctions pour permettre les transactions.
- Le président Zelensky a critiqué cette transaction.
Ce qui reste inconnu
- On ne sait pas quand ni selon quelles modalités les volumes de diesel annoncés seront effectivement livrés, ni si le plan sera mis en œuvre comme prévu.
- On ignore dans quelle mesure la transaction modifiera les prix internationaux du diesel ou ceux des carburants aux États-Unis.
- Les informations publiées ne permettent pas de connaître les conditions précises d’application de la dérogation aux sanctions.
- On ne sait pas encore quelles conséquences les divergences entre les États-Unis et l’Ukraine sur l’arrêt des attaques contre les raffineries russes auront sur leurs relations à l’avenir.
Ce que les lecteurs doivent suivre
- Il convient de vérifier si l’annonce de l’approvisionnement en diesel se traduit par des livraisons et des transactions effectives, et si les volumes supplémentaires et leur calendrier sont confirmés dans de nouvelles annonces.
- Il faut vérifier si le champ des transactions autorisées et les conditions d’application de la dérogation aux sanctions du département du Trésor américain sont précisés publiquement.
- Il faut suivre séparément l’évolution des prix internationaux du diesel et celle des prix réels des carburants dans chaque pays. Il est difficile de déduire l’évolution des prix intérieurs de la seule hausse des prix internationaux ou de la seule annonce d’un accord d’approvisionnement.
Références
- Autres articles consultés: hani.co.kr
- Autres articles consultés: koreatimes.co.kr



















